Indications

En tant qu’auxiliaires de médecine, nous agissons sur prescription médicales. Le psychomotricien est habilité à traiter les troubles psychomoteurs :

  • Les retards du développement psychomoteur: perturbations précoces du développement moteurs (retard à la station assise, à la marche, aux manipulations)
  • Les troubles de la maturation et de la régulation tonique (tics, hypertonie, hypotonie)
  • Les troubles du schéma corporel et de l’image du corps (manque de conscience du corps et/ou d’estime de soi)
  • Les troubles de la latéralité
  • La maladresse motrice
  • Les troubles de l’écriture
  • Les troubles de l’attention
  • Les troubles de l’organisation spatio-temporelle
  • Les troubles comportementaux (instabilité, inhibition, troubles des habiletés sociales
  • La gestion du stress et de l’anxiété

Par son expertise et les outils que nous utilisons, nous sommes en mesure d’évaluer la gravité d’un trouble, son impact sur la vie quotidienne, scolaire, sociale et de participer au diagnostic.

La première démarche consiste à expliquer nos résultats à l’enfant et à son entourage (famille, enseignants, toute personne proche de la vie de la personne).

Des conseils aux parents permettent pour eux de retrouver un sentiment d’efficacité parentale et accompagner leur enfant en tenant compte de ses spécificités.

Nous pouvons proposer ensuite une prise en charge rééducative adaptée aux troubles repérées et tenant compte des recommandations HAS ou internationales relatives aux troubles.

Nous nous formons très régulièrement à des approches rééducatives recommandées ayant obtenu une validation de leur efficacité dans la littérature scientifique.

 

TDC ou Dyspraxie de développement

Selon l’expertise INSERM 2019, c’est le terme TDC (Trouble Développemental de la Coordination) qui est aujourd’hui le plus utilisé pour décrire la maladresse pathologique, soit une perturbation des coordinations motrices malgré un équipement sensoriel, neurologique et cognitif préservé.

L’apprentissage moteur et la réalisation des activités gestuelles se caractérisent par une lenteur d’exécution, un manque de précision, une variabilité importante qui rend les gestes peu reproductibles et donc difficiles à automatiser. Ces difficultés peuvent porter sur la motricité fine, sur la motricité globale, avec ou sans utilisation d’objet.

Le TDC concerne 5 à 8 % des enfants d’âge scolaire et perdure à l’âge adulte. Ce trouble, s’il n’est pas diagnostiqué, expliqué, traiter va entraîner en cascade des effets durables et négatifs sur la réussite académique, l’autonomie, les relations sociales et amicales… Bref, avoir un impact très négatif sur la qualité de vie de la personne.

Situation d’Aline, 9 ans, vient de réaliser un bilan interdisciplinaire et elle présente un TDC qui impacte sévèrement sa réussite scolaire, son autonomie, les relations avec ses pairs (mal comprise, rejetée dans les jeux moteurs). Elle est maladroite et lente dans ses réalisations à l’école et ses résultats scolaires sont décevants au regard du travail personnel fourni.

Plan :

  • Expliquer à Aline et à ses parents le diagnostic posé, les spécificités de ce trouble, pour une meilleure compréhension des comportements d’Aline,
  • Prendre contact avec l’enseignant et l’équipe éducative pour commencer à réfléchir à des aménagements possibles,
  • Lister avec Aline et ses parents les activités qui posent problème dans le quotidien, la vie scolaire, les relations interpersonnelles,
  • Apprendre des techniques de résolution de problème pour les appliquer aux activités à améliorer,
  • Proposer des mises en situation variées afin de favoriser la conscience corporelle, le sentiment d’efficacité, même dans les activités motrices.

TDA/H : Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité et SCT (Sluggish Cognitive Tempo)

  • T = Trouble, fait partie des Troubles du Neuro-Développement (TND).
  • DA: Déficit de l’A Les difficultés attentionnelles sont le pilier du syndrome TDA/H.
  • H: Hyperactivité désigne le symptôme le plus visible et le plus perturbateur sans pour autant constituer le fondement du diagnostic, auquel on associe le I de Implulsivité sans le nommer.

Les principaux symptômes sont les difficultés de concentration, l’impulsivité et parfois l’hyperactivité motrice.

C’est avant tout un diagnostic clinique qui demande des investigations par des entretiens et des questionnaires. La passation d’un bilan psychomoteur va permettre de rechercher des troubles associés (TDC, dysgraphie par exemple) et aussi de renseigner sur la façon de fonctionner de cet enfant. Cela permettra ensuite d’être force de propositions pour les aménagements en classe ou dans le quotidien.

Ce diagnostic est posé généralement par un pédopsychiatre ou un neuropédiatre. Il est envisagé uniquement lorsque les symptômes sont durables, et impactent de façon récurrente la réussite académique, les relations sociales et l’autonomie de la personne.

La forme clinique la plus « bruyante » est l’enfant très agité, avec mise en danger et difficultés de concentration. Mais il existe des formes plus discrètes où l’enfant est calme mais ayant des difficultés à maintenir sa concentration.  

Selon la Haute Autorité de Santé, la prévalence de TDA en France serait estimée à environ 5 % des enfants. Pour certains enfants, la passation d’un Profil Sensoriel (Dunn) peut être envisagée car 56% des personnes TDA/H présentent des particularités du traitement de l’information sensorielle. Ce recueil d’informations permettra de mieux comprendre les comportements de l’enfant et de proposer des aménagements dans son environnement quotidien et scolaire pour mieux l’accompagner selon ces particularités.

Un trouble d’occurrence plus rare est le Sluggish Cognitive Tempo (SCT). Il pourrait être un sous-type du TDA/H. Les symptômes principaux sont la lenteur, la rêverie (une forme d’errance de la pensée) et un manque d’énergie.

Situation de Jules qui est en difficulté pour être attentif en classe mais aussi à la maison. Il fait tout trop vite, ne tient pas compte de ses erreurs et a besoin de bouger tout le temps.

Plan :

  • Expliquer à jules, ses parents et son enseignant les spécificités du TDA/H afin de mieux comprendre et s’adapter aux comportements de Jules,
  • Structurer le temps et l’espace pendant les séances afin d’aider Jules à s’y repérer et mieux gérer son contrôle attentionnel,
  • Proposer des exercices mobilisant l’inhibition, la flexibilité mentale,
  • Apprentissage de techniques de résolution de problèmes, d’auto-instruction verbale, de planification pour une meilleure gestion de l’attention et du comportement.

Cabinet de Psychomotricité

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